Le financement des startups africaines fondées ou dirigées par des femmes connaît un net ralentissement. Selon le rapport The State of Startup Funding in Africa II de Condia, les jeunes entreprises comptant au moins une femme fondatrice ou une PDG ont levé 49 millions de dollars au premier trimestre 2026, contre 111 millions de dollars sur la même période en 2025, soit une baisse de 56 %. Cette tendance intervient pourtant dans un contexte où le financement global des startups africaines progresse de 27 %.
Cette évolution s’explique notamment par une concentration des investissements sur des entreprises plus matures et des levées de fonds plus importantes. Les financements de pré-amorçage et d’amorçage, essentiels pour de nombreuses fondatrices, sont devenus plus rares.
Dans ce contexte, les entrepreneures sont invitées à adapter leur stratégie. Développer un chiffre d’affaires solide, fidéliser ses clients, maîtriser ses coûts et démontrer une véritable traction deviennent des atouts majeurs pour convaincre les investisseurs. Le développement d’un réseau entre fondatrices apparaît également comme un levier essentiel pour partager des opportunités, renforcer sa visibilité et gagner en crédibilité au sein de l’écosystème entrepreneurial africain.
Malgré un environnement de financement plus exigeant, les entrepreneures africaines peuvent renforcer leur résilience en misant sur la performance de leur entreprise, la collaboration et la force de leurs réseaux.
Sources officielles : Fem Impact Africa


